Réaction au premier tour - Communiqué de la liste 14/03/2010
La liste "VraimenT A Gauche !, Liste Unitaire, Anticapitaliste et pour une Ecologie Radicale" prend acte des résultats. Cette élection a été marquée par un fort taux d'abstention. Celui-ci est dû à la crise économique, à la montée du chômage et de la misère qui favorisent, malheureusement, le repli sur soi.
Malgré nos efforts pour faire entrer la "vraie vie" (chômage, misère sociale, dégâts du productivisme...) dans la campagne, les "grands" partis ont fui ce débat au profit de querelles de caniveau. Nous ne sommes pas parvenus, avec nos moyens limités à convaincre qu'un vote anticapitaliste et pour une écolgie radicale serait un encouragement aux luttes, qu'une défaite cuisante de la droite aiderait à redonner l'espoir.
Pour un grand nombre d'abstentionnistes, infliger une défaite à la droite passera forcément et uniquement par le terrain des luttes. C'est pourquoi, nous appelons dès aujourd'hui à la mobilisation pour l'emploi, contre la casse des acquis sociaux (retraites,...) en manifestant le 23 mars et en participant aux différentes luttes du privé et du public.
Pour le deuxième tour, nous appelons à battre la droite de l'UMP et du Modem. Nous remercions les électrices et électeurs qui nous ont, dans ce contexte difficile, apporté leurs suffrages et leur soutien.
Le NPA, les militants du Parti de Gauche (MPG), les objecteurs de croissance (AdOC, MOC), militants syndicalistes et associatifs allons maintenant, prendre le temps de tirer un bilan plus détaillé de ces élections et allons poursuivre le chemin commencé ensemble.
Formation
Formation professionnelle (2009: 236,1M€, 27%)
La formation professionnelle d'un individu tout au long de la vie étant la condition d'un accès à une citoyenneté à part entière, elle ne peut être une marchandise confiée au marché or nous assistons à une marchandisation organisée du service public de formation professionnelle dans le cadre d'une vaste entreprise de démolition des services publics dans leur globalité.
L'outil principal de cette marchandisation est comme pour d'autres compétences la mise en œuvre des directives européennes de mise en concurrence des établissements sur des critères artificiels de rentabilité, critères qui donnent systématiquement l'avantage au moins-disant et entraîne mécaniquement la dégradation du service rendu à l'usager. Les investissements lourds consentis par la région bénéficient aussi aux structures de formation privées et aggravent donc la distorsion de concurrence en leur faveur. Le cadre des marchés publics rend très difficile le contrôle de la qualité de l'offre de formation tant en terme de contenu que de fonctionnement, le contrôle de l'utilisation des subventions accordées par la région à des organismes privés ou encore l'adéquation de l'offre de formation vis à vis de la réalité économique et sociale dans des délais raisonnables. À budget égal, un service public de la formation professionnelle pourrait faire plus et mieux.
Nous constatons parallèlement le développement à outrance de l'apprentissage au détriment de la voie scolaire. Ce choix ne prend guère en compte les difficultés de reconversion en période de crise économique ou le manque de maîtres d'apprentissage comme c'est le cas actuellement. Les nombreuses ruptures de contrat d'apprentissage dont le nombre est proportionnellement inverse au niveau de qualification interpellent. Les apprentis sont majoritairement des jeunes issus du système scolaire. Ces deux faits sont à mettre en lien avec la récente réforme de la voie professionnelle qui a vu la suppression des CAP/BEP et de nombreuses autres filières. Ces politiques publiques ont fragilisé une jeunesse issue de milieux défavorisés, chassée du système scolaire, à qui l'on fait miroiter la voie de l'apprentissage. Elles constituent un dévoiement de la mission de service public. Elles éclairent le choix entre une formation orientée vers l'usager avec la volonté de l'amener vers le niveau de qualification le plus élevé (politique de la connaissance) ou la production d'une main d'œuvre à bas coût immédiatement « employable » pour les entreprises. Elles sont constitutives d'une politique de ségrégation sociale qui organise l'échec scolaire.
Aujourd'hui, ce sont principalement les représentants des organisations syndicales patronales qui déterminent les besoins en formation professionnelle, c'est à dire que des critères économiques président aux choix et non pas des critères sociaux. De plus, l'organisation en bassin d'emploi, un axe fort de la politique de formation de la région, tend à adapter les formations aux besoins des seules entreprises concernées et renforce cette orientation. Se posent alors les questions du mode de financement, du pilotage du service de formation ou de la solidarité entre territoires.
Nos élus mettront en œuvre un service public de formation professionnelle (SPRF). Cette structure agira en coordination avec les établissements publics type AFPA. Les salariés des structures de formation privées pourront l'intégrer pour participer à sa mise en œuvre. Nos élus favoriseront systématiquement les structures publiques. Ils déclareront le conseil régional hors AGCS. Ils dénonceront les accords internationaux qui interdisent le soutien aux services publics. Ils refuseront d'accorder des subventions aux structures de formations privées.
Nos élus mettront en œuvre au travers du SPRF une politique de formation professionnelle qui découplera « l'employabilité » de la formation, qui préparera et accompagnera des choix de société, en opposition à une vision purement économique de la formation professionnelle.
Nos élus agiront dans le sens d'une formation professionnelle large, pluridisciplinaire, en lien avec la formation initiale et recherchant l'épanouissement des usagers. Ils refuseront de voir cantonner la formation professionnelle aux seuls besoins des entreprises. Néanmoins cette politique de formation ne sera pas incompatible avec des formations de recyclage ou d'adaptation.
Nos élus mettront en œuvre une politique de la connaissance, une politique qui luttera contre l'échec scolaire et la casse sociale par le développement de la formation publique sous statut scolaire. Ils refuseront de déshabiller la formation initiale pour l'apprentissage, à l'opposé des politiques de relégation et de ségrégation sociale de droite accompagnée par le conseil régional actuel. Cette politique de la con naissance intégrera la formation tout au long de la vie. Elle privilégiera les populations particulièrement fragilisées tels que les chômeurs, les précaires et les parents isolés.
Nos élus agiront pour que le travail d'un apprenti soit mieux rémunéré et que les entreprises payent une part significative de ce revenu.
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- 25.02.2010 | 20.00 Réunion publique Saint-Brice-en-Coglès
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- 04.03.2010 Meeting Guingamp
- 04.03.2010 | 20.30 Réunion publique Dinan
- 04.03.2010 | 20.30 Réunion publique Louvigné du Désert
- 05.03.2010 | 20.30 Réunnion publique Janzé
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- 08.03.2010 | 20.30 Réunion publique St Domineuc
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- 09.03.2010 | 20.30 Meeting Rennes
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- 11.03.2010 | 20.30 Réunion publique Pontivy
- 11.03.2010 | 20.30 Réunion Publique St Brieuc
- 12.03.2010 | 20.30 Réunion publique St Malo






